Revue de l'art brut, des créations singulières, de l'art populaire et des expressions marginales ou bizarres. Art outsider, hors-normes, singulier…

André Bernard : Quand la moto joue du tambour

Quand la moto joue du tambour

André Bernard

André Bernard : Quand la moto joue du tambour
ET MAINTENANT : QUAND LA MOTO JOUE DU TAMBOUR

DU JOURNAL OÙ TOMBA TA MODE C… (Q !)
TOUT MORDU, MA JONQUE BOUDA LÀ
O ! TAO
! QU’UBU MORDANT A MAL JOUÉ !
MOU OU DUR QUE TOTO J. BANDA MAL
!
MADO QU’A MAL JOUÉ TON BUTOR
!
DU JOURNAL ?
QUEL JOUR TON BOUC DAMA MA DOT ?
DUR JOUR OU AU MOTEL,
DUR JOB, MACQUANT
TON AMOUR
A MORT

Aux « Jardiniers de la mémoire » (1990), André Bernard disait ceci :

« Exposer mes papiers collés, c’est, de prime abord, une façon un peu particulière d’ouvrir les fenêtres de ma maison inconsciente et d’amener à voir les images qui y dorment. Cependant, je ne me sens pas tellement responsable de ces extractions : c’est comme pour les rêves et j’invite chacun à s’y promener en toute liberté.

Au départ de cette aventure, s’agissait-il, dans un moment creux de la vie, quant les ponts sont rompus, de tenter un passage quand même et, recollant les morceaux (de papier) de renouer ainsi un dialogue avec l’extérieur sur d’autres bases que les mots ? Toujours est-il que j’ai commencé à pratiquer le collage à quarante ans lors d’une grève dans ma profession (le livre) après avoir découvert des « papiers » qui m’incitèrent à découper, assembler et coller : je ne sais pas dessiner… Très vite, dès ce moment, j’ai rencontré les surréalistes qui ont décidé de continuer le mouvement après la mort d’André Breton, et j’ai participé pendant quelque temps à leurs activités.  »…

André Bernard : collage

Gazogène n°04

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