Revue de l'art brut, des créations singulières, de l'art populaire et des expressions marginales ou bizarres. Art outsider, hors-normes, singulier…

Tommaso di Ciaula

Sans titre

Un leggero vento
mi ripara dalle stelle,
azzurri i muri e peperoncino
m’inchino alla polvere e rane,
un leggero vento che cresee
accendi un lume
t’avvicini leggera
ma hai capelli forti e neri
cosee massicee
si calma il vento
si adagia tra le vigne.
Un gatto, una farfalla bianca
mi soffoca nella stanza
un forte odore di tufo.

Seguendo le gocee di sangue
potrete risalire sul luogo
dove è accaduto l’infortunio,
dove è accaduto !
È una fabia tragica moderna
soltanto che qualche operaio
vomiterà da un lato.
Stanotte cani guardiani foschia
il padrone
seguendo le go cee di sangue
ormai coagulato :
« È vero. Ma è tutto pagato ».

Un léger vent
me sépare des étoiles,
bleus sur les murs et la tresse de piment
je m’incline devant la poussière et les grenouilles
un léger vent qui s’accroît.
Tu allumes une lampe.
Légère, tu t’approches
mais tu as des cheveux drus et noirs,
des cuisses massives,le vent se calme,
il s’étend entre les vignes.
Un chat, un papillon blanc.
Dans la chambre m’oppresse
une forte odeur de tuf.

En suivant les gouttes de sang
vous pourrez remonter sur le lieu
où s’est produit l’accident,
où il s’est produit !
C’est une moderne fable tragique
sauf qu’un ouvrier
vomira dans un coin.
Cette nuit des chiens, des gardiens, de la brume
le patron,
en suivant les gouttes de sang
déjà coagulées :
« c’est vrai. Mais tout est payé ».

Gazogène n°17