Revue de l'art brut, des créations singulières, de l'art populaire et des expressions marginales ou bizarres. Art outsider, hors-normes, singulier…

Irial Vets :

Irial Vets avant Irials Vets

À Argenteuil, un cordonnier donne comme prime à ses clients un portrait d’eux peint par lui-même à l’huile.

À soixante-six ans, après avoir travaillé toute une vie pour l’argent, on peut bien travailler pour la gloire !

« Mon premier métier, c’était cordonnier car mon père était cordonnier. On était cinq enfants, j’étais l’aîné. Alors, à douze ans, j’ai travaillé avec mon père comme cordonnier jusqu’à vingt ans. J’avais déjà envie Je peindre. J’avais fait le port d’Anvers et le port de Bruges sur le mur du jardin. Après je suis parti au régiment de Belfort et, quand je suis revenu, je me suis installé cordonnier à mon compte à Argenteuil pendant vingt ans. C’est là que je suis devenu cordonnier-peintre. Je me suis mis à peindre des petits motifs sur les semelles réparées. J’ai monté un magasin de chaussures et j’ai habillé une voiture en chaussure pour un défilé. Ensuite, j’ai fait des rideaux publicitaires pour le cinéma, et puis, au bout de quelques années, j’ai fini par acheter un restaurant à Trouville, et me voilà devenu restaurateur. »

Irial Vets

Irial Vets

Extrait de : Les Bâtisseurs de l’Imaginaire de Claude et Clovis Prévost (Éd. de l’Est).

Gazogène n°02