Revue de l'art brut, des créations singulières, de l'art populaire et des expressions marginales ou bizarres. Art outsider, hors-normes, singulier…

Gustave Cahoreau

GUSTAVE CAHOREAU,

Une vie brute

par M. L.

Gustave Cahoreau et ses Totems

Gustave Cahoreau et ses Totems

Né le 16 août 1929 à Neau (Mayenne).
Fils d’ouvrier agricole.
Aîné de sept enfants.
À l’âge de 7 ans, il est frappé de méningite.
Il a 10 ans quand la Seconde Guerre mondiale éclate.
(Ces deux derniers événements le marqueront profondément).
De son court passage à l’école, il ne garde aucun souvenir si ce n’est en dessin : « J’étais champion ».

Dès l’âge de 13 ans, il est placé comme domestique dans les fermes de la région (emploi qu’il occupera toute sa vie).
En 1958, il séjourne à l’hôpital psychiatrique de Mayenne.

Vers 1963 il commence à ramasser des pierres, des racines, aux formes étranges qu’il sculpte.
« Quand mon patron a vu ça, il m’a tapé, j’ai pleuré ».
En 1965, l’instituteur du village lui offre un livre sur l’Art Nègre ; c’est le début de sa grande « production » de totems sculptés dans du bois de récupération (chevrons, limons, rayons de roues de charrette, etc.). Plus tard apparaissent les visages (profils) de femmes africaines.

Dessin de Gustave Cahoreau, profil de femme

Dessin de Gustave Cahoreau, profil de femme

Printemps 1986 : Madeleine Lommel et Michel Nedjar, deux des fondateurs du Musée de L’Aracine visitent l’atelier d’Alain Lacoste et découvrent une sculpture de Gustave. Ils se rendent aussitôt à Jublains, en Mayenne, où il est employé.
1988 : parution du catalogue de L’Aracine. Un petit texte accompagne deux de ses créations.
1991 : des amis conduisent Gustave au Musée de L’Aracine à Neuilly-sur-Marne. Une dizaine de totems sont exposés.
Juillet 1996 : inauguration de la nouvelle mairie de Jublains. À cette occasion, une petite exposition lui est consacrée (quelques sculptures sont présentées en permanence).
1997 : parution du catalogue « Art Brut. Collection L’Aracine à Villeneuve-d’Ascq ». Un totem y est représenté.
Mai 1998 : exposition au refuge animalier de « L’Arche » à Château-Gontier, toujours en Mayenne (une nouvelle présentation s’est tenue au printemps 2000).

Depuis octobre 1998, Gustave Cahoreau est en maison de retraite.
Après avoir essuyé la vaisselle et approvisionné en bois la cheminée de la salle de réception, il dessine (sur des cahiers d’écolier qu’il remplit).

Quand le beau temps le permet, il va « en cachette » sculpter dans le bûcher.

Gustave Cahoreau : les Totems

Gustave Cahoreau : les Totems

Octobre 1999, M. L.
Gazogène n°21

Gustave Cahoreau : une vie brute
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